6 décembre 2014

Le retour après an et demi d'absence : pourquoi ?



"Et mais en fait, t'as pas compris le principe du blog ? je veux dire, un blog ça s'abandonne pas comme ça, tu reviens pas après un an d'absence en pensant que les gens vont être contents de te revoir, je veux dire.... on t'a oublié, désolé"  (ceci est à peu près ce que vous devez penser, et vous en avez bien le droit).

Pourquoi ai-je totalement abandonné ce blog, qui a priori n'avait rien demandé, et avec lequel j'étais satisfaite ?
  • mon année de khâgne (donc l'année dernière) a été très difficile, surtout moralement. Je me suis sentie un peu seule, un peu désorientée, et je n'avais pas envie que des gens de ma classe tombent sur ce blog (même si je suspecte que certains l'aient trouvés, ce qui n'a pas dû participer à l'avis qu'il se faisait de moi, mais bon...)
  • j'avais beaucoup de choses à penser, notamment sur le rapport sentimental, mon ex-copain devait partir au Japon, j'avais envie de profiter de lui avant son départ pour son stage
  • comme vous vous en doutez, je ne suis plus avec le dit copain, ce qui m'a quelque peu remué, et donc entraîné un repli supplémentaire
  • j'ai eu quelques soucis de santé, qui m'ont conduit à vraiment me re-concentrer sur autre chose.
Et maintenant, vous êtes en mesure de vous demander : pourquoi tu reviens ?
  • écrire ce qui se passe dans ma vie me manque, et comme je suis apparemment très égocentrique, j'ai envie qu'on me lise
  • je pense que faire le point sur ce qui se passe parfois dans ma vie peut être utile 
  • ... je fais ce que je veux, c'est mon blog d'abord.

Comme vous vous en doutez, en un an et demi, j'ai changé. Déjà, j'ai eu 20 ans. Ce qui en soit est très flippant, parce que je les ai pas vu arriver, et je fais partie de ces gens qui ont pas nécessairement de plans pour le futur, et qui donc sont très anxieux quant à l'avenir.

Ensuite, je ne suis plus en couple, et donc je me suis retrouvée seule, après 3 ans de relation, et il a fallut que je m'ajuste, que je remette dans une certaine mesure les choses en perspective, que je prenne le temps de prendre conscience que j'existais seule, et que je pouvais surtout être heureuse seule (oui c'est cliché, mais malheureusement c'est vrai).

J'ai passé le concours l'année dernière comme prévu. J'ai été assez déçue de ma note de spé, mais comme vous avez pu le constater (peut être), j'ai khubé, et donc je suis partie pour une deuxième deuxième année de prépa. Je préfère grandement le programme de cette année au programme de l'année dernière, donc c'est assez sympa.

Je reviens donc, parce que j'ai besoin d'avoir un exutoire. C'est aussi simple que ça (je crois du moins).










je reviens (oui je fais du teasing)


22 octobre 2013

ET PAF, les vacances

Cette image illustre parfaitement ma façon d'être en ce moment.

J'ai l'impression que tout est allé très vite, un mois et demi qui est passé comme deux semaines. Je suis fatiguée, mais je vais bien. J'ai eu des petits soucis mi-octobre, mais il semble que tout soit sur la bonne voie. Au niveau des cours, tout va bien, tout est très intéressant, mais tout est aussi beaucoup plus exigeant, beaucoup plus demandeur en temps, en investissement personnel, en travail.

Depuis la rentrée j'ai déjà eu trois colles (philo, géo, allemand), et cinq DS, plus un DM. Je commençais à être épuisée, à bout, et surtout j'ai eu des soucis de santé (rien de grave, rien de dramatique, mais qui prennent un certain temps à s'envoler) donc les vacances étaient plus qu'attendues.

Malheureusement, après ces vacances, j'enchaîne sur le concours blanc, comme je crois beaucoup de khâgneux (yay on est tous dans la même mouise) et donc ces vacances ne sont pas dédiées à la glandouille ou au repos maximal. Il faut donc maintenant que je me motive à fond, et que j'entame cette période de révisions avec beaucoup d'entrain, ce qui pour le moment n'est pas du tout gagné.

Je ne vous cache pas que je galère beaucoup à me motiver, à trouver l'envie de me mettre à travailler, alors qu'une fois dedans, j'aime bien, je trouve ça intéressant. C'est donc sur ça qu'il faut que je travaille sur ces vacances, sur la motivation. C'est pourquoi je pense me couper un peu d'internet (si seulement j'y arrivais..) et autres réseaux sociaux, sms et réjouissances procrastinatrices. Si jamais vous avez des suggestions, des moyens d'y arriver plus vite, faites moi signe, ça sera cool ;)

Je vous fais des bisous à tous, et je m'excuse pour le peu d'informations que je vous donne.

5 septembre 2013

HA HA HA STAYIN' ALIVE

Ma rentrée s'est mal passé (manque de mes amies, parties trop tôt à la fac). Comme ce mauvais passage était dû à une grosse déception et un manque, après un discours encourageant de mon papa (RPZ) et quelques bonnes résolutions adoptées (de façon secrète, dans ma tête), le mercredi et le jeudi ont été des journées bénéfiques.

J'ai un emploi du temps génial, pour une fois. Je finis deux jours par semaine à 15h ou avant, et j'ai des journées plutôt bien équilibrées (malgré des blocs de 4h d'une même matière -mais heureusement, une semaine sur deux). Ma classe est sympathique, mais comme c'est en grande partie la même que l'année dernière, je ne remarque pas de changements incroyables.

Par contre, je risque de me faire absente, j'ai déjà une dose de travail incroyable à faire, et je pense que ça ne va pas aller en s'améliorant.


Je vous laisse, je retourne lire Agrippa d'amour.

26 août 2013

Survivre en prépa, les astuces (je sais, "survivre" ça fait peur comme verbe)



Alors, je prends aujourd'hui mon clavier à deux mains (haha, haha, haha) pour vous donner quelques petites astuces de survie en prépa, et de survie dans les moments éprouvants (attention article épique) en général. Mais n'ayant que l'expérience de la prépa, et encore, que de l'hypokhâgne, et encore, ce n'est que la mienne, je ne tends pas à faire de mes astuces une quelconque universalité. Après cette petite introduction, ma foi, avec beaucoup de virgules, place aux choses sérieuses.

Tout d'abord, ayez un rythme de vie sain, alors, oui, c'est bateau comme conseil. Mais avoir un rythme de vie sain, ça change tout ; une belle peau, une bonne mine, de la bonne humeur, et bien souvent, un mieux être général. Qu'est ce que j'entends maintenant lorsque je parle cette fameuse vie saine? Il s'agit de manger de façon équilibré; croyez en mon expérience, manger des plats préparés, c'est rapide, mais ça a beaucoup de désavantages : gavage, sensation -en ce qui me concerne- d'avoir simplement mangé et non pas apprécié, et surtout, surtout, vous allez manger trop vite votre petit plat et c'est pas très bon pour la digestion, et pour le bidou. Ensuite, il faut manger (c'est un ordre) des légumes, des légumes, des légumes. La bonne astuce, c'est d'en manger en soupe (l'hiver), en salade (été-septembre), dans les pâtes (je crois que je vais finir par créer une rubrique "cuisine"), dans le riz. Je me suis mise à la cuisine des légumes (je ne suis pas non plus Joël Robuchon) assez tard, et je regrette de pas l'avoir fait plutôt. Les légumes, c'est cool.

Ensuite, mamie a fini de donner des pseudos-conseils de bouffe. Je passe maintenant à la catégorie "exutoire", je vous en ai parlé plusieurs fois, notamment sur l'effet que la prépa avait sur moi. Je continue à répéter que ça sauve. Faites des coupures avec la prépa, ne serait-ce que d'une demie-heure, je ne sais pas ce qui est le mieux, pour moi c'est le jogging, mais ça peut être un ciné, une sortie avec son amoureux/sa famille/ses ami-e-s, mais aérez vous. Cette demie-heure, cette heure, ces heures de pause, ce n'est pas gâché, c'est du temps en moins à récupérer (fatigue, stress, angoisse, retard, tout s'accumule, et dans ces moments, il faut sortir, profiter d'un loisir/d'une activité hors-prépa, tant pis si ça vous "coûte" du temps en moins sur le boulot).

Accordez vous des petits plaisirs, créez vous des habitudes. Qu'est ce que je j'entends -encore- par là ? Et bien créez vous des habitudes qui vous rendent heureux-heureuses, et qui vous reboostent. Ça peut être tout et n'importe quoi. De mon côté, c'est le thé (lovlovlov) qui m'accompagne fidèlement pendant mes heures de boulot et qui me fait du bien (c'est une "pause de douceur"); mais c'est aussi la petite série du jour, le petit épisode récompense (Doctor Who je crie ton nom). Faites vous plaisir, ça fait écho à mon article d'exutoire, mais ici je parle de "petits plaisirs", de plaisirs quotidiens, de choses qui embellissent dans la mesure du possible le quotidien morne : la douche bien chaude en hiver, aller acheter une baguette pour le gouter, se faire un chocolat chaud en lisant un livre...

Continuons ensemble sur la voie de la survie mes braves camarades (khamarades), et passons au sommeil. C'est hyper important, pensez à dormir correctement. N'accumulez pas les nuits courtes (la fatigue se reporte, et on finit la semaine en mode gros débris, et surtout le WE, on doit se reposer, ce qui fait du temps en moins sur le travail, temps d'exutoire, de glande). Essayez de vous coucher tous les soirs avant minuit et demi (ça me paraît possible, du moins, c'est ce que je me suis efforcé de faire cette année), surtout si le lendemain vous devez vous lever à 6h45. C'est super "nul" comme conseil, c'est probablement redite de tout ce que vous avez pu entendre, il n'empêche que c'est la vérité. D'abord. Pouet.

Mamie va maintenant vous rediriger vers le sehr cool blog de Khâroline, aka la Bible du Khâgneux. Vous trouverez beaucoup beaucoup de conseils, notamment sur la glande, l'organisation de cette dernière, c'est une mine d'or.

21 août 2013

Deux semaines avant la rentrée




Un peu moins de deux semaines aujourd'hui, certes. 

Je fais peu d'articles en ce moment, et je ne pense pas augmenter le rythme, puisque je n'ai pas spécialement le temps, et surtout parce que je veux me garder des moments à moi, loin de la blogosphère.

Au début, je comptais faire un article bilan du travail pré-rentrée, et au fur et à mesure que j'avançais dans l'ébauche de l'article, je trouvais que l'intérêt était moindre, que c'était ennuyeux, et que surtout ça me faisait beaucoup stresser. En effet, si j'ai bien avancé sur mes lectures et révisions pré-rentrées (dans la mesure du faisable, je ne suis pas une sur-femme), je n'ai pas fait tout ce que j'aurais aimé faire (on doit être pas mal dans ce cas-là) et le fait de l'écrire créait une sorte de culpabilité et de prise de conscience. 

S'il y a quelque chose que j'ai eu du mal à faire cette année, et d'une façon plus générale, dans le cadre de mes études, c'est de ne pas me comparer avec les autres. Attention, je ne parle pas d'une comparaison physique, mais d'une comparaison de travail accompli. L'année dernière je me suis retrouvée à stresser face à des amis, des connaissances (virtuelles ou non) qui accomplissaient un travail de titan. J'espère cette année ne pas retomber dans ces mêmes travers, puisque ils ont été la cause de crises d'angoisses et de gros coups de stress. 

En réalité, je vais plutôt (et je suis plutôt en train de) faire un article de résolutions à la veille de cette rentrée 2013. Alors, oui, c'est banal, on fais tous et toutes des résolutions qu'on ne tient jamais. J'aimerais seulement croire que je pourrais y arriver. Puisqu'il semble que c'est la clé de la réussite d'après de nombreuses personnes : y croire. 

Naïvement cette année, j'espère et je me souhaite de pouvoir me débarrasser de toute cette manie de comparer mon travail aux autres, et de pouvoir être fière (ou du moins contente) du chemin parcouru. J'aimerais réussir ma khâgne, me donner les moyens de réussir le concours (pas forcément l'avoir, mais au moins me donner à fond, et être satisfaite -dans la mesure du possible), et garder un esprit positif toute l'année. Je me souhaite aussi de continuer à contrôler mes crises d'angoisses et mes coups de stress.

C'est un article un peu niais et naïf, mais il me fait du bien, je fixe certains objectifs dans mon esprit, et j'espère pouvoir m'y tenir.

En attendant, je retourne ranger mon bureau, lire Don Quichotte, avancer le fichage de Cromwell, et surtout, surtout, finir de regarder mon épisode de Doctor Who


31 juillet 2013

Où l'on lira comment la prépa agit sur votre serviteur dévoué

Je lis Don Quichotte en ce moment, d'où le titre d'article bien dégueulasse. Je me suis dit que je n'avais pas vraiment fait d'articles "moi-la prépa" et que cela pourrait éventuellement intéresser certains d'entre vous qui envisagent une prépa. Je n'ai malgré tout pas la prétention de faire un article généralisant, en vous disant "la prépa c'est ça, voilà ce que vous allez ressentir, comme moi", mais plutôt de vous parler de mon expérience. J'en profite pour me regarder un peu, ça fait du bien dans le sens où ça me permet de faire un bilan.



Arrivant en hypokhâgne en septembre 2012, je m'étais préparée à souffrir, à en baver, à bosser tous les jours jusque minuit, au moins. La réalité fut un peu différente. Je suis (il faut le préciser en premier lieu) dans une petite prépa, une prépa familiale, j'ai beaucoup d'échanges avec mes profs, je sais pas mal de choses sur eux, ils sont assez proches de nous, et je crois que ça permet de mieux supporter certains aspects. Bien sûr je pourrais vous parler de l'administration qui semble tout faire pour nous mettre en retrait, nous bloquer, nous isoler, mais ce n'est pas le but de cet article. L'avantage aussi du côté familial de ma prépa, c'est que les DS ne sont pas le samedi matin, comme dans beaucoup d'autres prépas, mais le mercredi après-midi, j'ai donc un vrai week end pour moi et croyez moi j'en profite.
De septembre à novembre, je me suis sentie un peu perdue, je crois que je ne comprenais pas toutes les exigences des différentes matières, j'ai négligé la géo au profit d'autres matières, idem pour le latin.. Pourtant, je m'en suis sortie plutôt bien puisque j'ai "fini" dans la tête de classe au premier semestre. Mais avec un sentiment d'inaccompli ou d'incompréhension. Je ne dis pas que je ne bossais pas, ou même que je m'en sortais exceptionnellement bien par rapport à la quantité de travail, loin de là, seulement j'avais l'impression de ne pas subir l'enfer du travail prépateux, de ne pas souffrir de la prépa.
La période de décembre à février fut plutôt difficile, c'est une période de l'année éprouvante. Il fait froid, il fait nuit tôt, le jour se lève tard, c'était difficile de se lever le matin en sachant que quand je partais, il faisait nuit, et quand je rentrais il faisait aussi nuit. Vous vous dites peut être que c'est ridicule comme argument, mais croyez moi, quand on est fatigué, stressé, qu'on habite seul, on a besoin de lumière, de chaleur, de soleil, de choses qui permettent de rentrer et de ne pas avoir de se coucher, et de ne manger que de la soupe. Cette période fut difficile aussi parce que j'ai découvert que mon stress influait beaucoup sur mon corps, je n'arrivais pas à manger, je faisais de vraies crises d'angoisse, inexplicables, et qui me prenaient beaucoup d'énergie. J'ai réussi à "remonter" la pente avec le soutien de ma famille, et surtout de mon copain, qui est venu dormir avec moi pendant mon concours blanc, qui m'a obligé à me détendre, et je lui dois vraiment beaucoup cette année.
Ensuite, la dernière période d'avril à juin fut une période "heureuse", mais de travail intense, puisque la fin de l'année approchait, je prenais certaines matières de plus en plus à coeur (le français, le latin -et oui!-, la philo) et j'avais envie de m'en sortir, de m'arracher pour avoir des résultats. Je n'ai pas trop de recul sur mes DS et sur mes notes, mais j'ai eu l'impression de stagner, ou de progresser très lentement comparé à d'autres amies/personnes de ma classe, mais je suis plutôt satisfaite de cette dernière partie de l'année.

L'année d'hypokhâgne en dehors de ce rapport annuel très factuel, m'a apporté ce que j'attendais d'elle : une méthode de travail plus performante, une culture générale plus riche, et surtout beaucoup de curiosité et d'envie de persévérer dans les matières qui "se sont révélées à moi", à savoir les lettres. Je sais grâce à cette année (ça paraît sorti de nulle part, comme un tour de magie) que ce que je veux faire après dans la vie, après la prépa, ce sont des lettres, je veux étudier le français. C'est pour ça que j'ai choisi l'option lettres modernes, et j'espère vraiment que mon enchantement et mon amour pour le français perdurera, mais je n'imagine pas le cas contraire.
Mais cette année m'a aussi apporté pas mal de stress, et le fameux sentiment de culpabilité, celui qui est tous les jours, tout le temps présent et qui me dit "mais .... tu devrais pas plus bosser ? t'es sûre que t'as le temps de glander ?". Ce sentiment m'a bien bouffé, comme j'ai pu le dire, mais aujourd'hui j'arrive à l'estomper, et à prendre du "bon temps", à décompresser. C'est ça le plus important quand on s'engage en prépa, il faut avoir un exutoire, un défouloir, une activité qui permette de se vider de son stress, de ses angoisses, en ce qui me concerne, c'est le jogging, mais ça, je vous en parlerai peut être plus tard.


(et sinon, niveau travail d'été, j'ai bien avancé dans Don kiki, et surtout, j'ai fini de ficher l'histoire, bouquin sur lequel j'ai un QCM à la rentrée, je suis donc jouasse)